AFFI - Association Francaise de Finance (French Finance Association)

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Volume 22 - Numéro 1

June 2001

Gestion de portefeuille avec garantie : l’allocation optimale en actifs dérivés - 15 June 2001

Bertrand, P.; Lesne, J.-P.; Prigent, J.-L.

In this paper, we study the problem of optimal portfolio selection under an insurance constraint. We assume that investors are not allowed to modify their portfolio composition between initial and terminal date. More precisely, we are interested in the problem of caracterizing an optimal payoff function under insurance constraint. We show how derivative securities must be taken into account by investors who maximize expected utility. Especially, we study the effect of risk aversion. We generalize prior results without insurance constraint by Brennan-Solanki (1981) and Carr-Madan (1997). Finally, we consider the problem of optimal portfolio selection when investors can only trade in a finite number of securities. As an illustration, we consider the case of a portfolio invested in a bond, a risky asset and a put on it.

Nous étudions le problème de l'allocation optimale de portefeuille en présence d'une contrainte de garantie, lorsque l'investisseur n'a pas la possibilité de modifier sa stratégie de gestion entre la date initiale et la date terminale. Pour ce type particulier de problème d'assurance de portefeuille, nous montrons comment les actifs dérivés doivent être pris en compte afin de maximiser l'utilité espérée de l'investisseur. Nous étudions en particulier le rôle de son aversion au risque. Cette étude, qui porte sur la recherche d'un paiement optimal sous contrainte de garantie, généralise les résultats antérieurs du modèle sans contrainte de Brennan-Solanki (1981) et de Carr-Madan (1999). Nous examinons également le problème d'assurance de portefeuille lorsque l'investisseur ne dispose a priori que d'un nombre fini d'actifs dérivés : pour cela, nous examinons le cas d'un portefeuille constitué uniquement à partir d'une obligation, d'un actif risqué et d'un put sur cet actif risqué.

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Finance de marché expérimentale : une revue de littérature - 15 June 2001

Pouget, Sébastien

This paper surveys the literature on experimental financial markets. The interest of the experimental method in finance is underlined which is linked to the control of the environment, to the control of market institutions and to the access to individual behavior and characteristics. The main fields of research in experimental finance are discussed : tests of the CAPM and of the informational efficiency of markets, microstructure and market rationality.

Cet article propose une synthèse de la littérature sur les marchés financiers expérimentaux. Il souligne l'intérêt de la méthode expérimentate en finance lié au contrôle de l'environnement, au contrôle des institutions de marché et à l'observabilité des comportements et des caractéristiques individuels. Les principaux thèmes de la recherche en finance expérimentale sont abordés : les tests du MEDAF et de l'efficience informationnelle des marchés, la microstructure et la rationalité des marchés.

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Aléa moral, financement par dette bancaire et clémence de la loi sur les défaillances d’entreprises - 15 June 2001

Recasens, Gilles

The game between the manager-owner, the bank and the judge is analyzed. Assuming the existence of a moral hazard problem between the bank and the manager, their different interests can lead to a conflict in some states of the world. In case of financial distress, the manager can be deterred to produce the necessary effort for the project success. Anticipating this problem the bank can decide to refuse to finance the project. The link between these problems and the level of softness of the bankruptcy law is analyzed. On the one hand, a soft law avoids ex-post inefficient liquidations. On the other hand, the law must not be too soft so as to encourage ex-ante the manager to provide the necessary effort in case of financial distress. Finally, the degree of softness of the law influences the ability to reach an informal workout which leads to an increase in efficiency. In fact, the optimal law acts so as to give to the manager and to the bank incentives for undertaking the project ex-ante and to bargain in case of financial distress, by balancing their chances of seeing their interests respected, in case of failure, by the ex-post judge's decision to reorganize or to liquidate.

L'objectif de cette recherche est d'analyser le jeu qui met aux prises le dirigeantpropriétaire, la banque et le juge. En supposant l'existence d'un problème d'aléa moral entre la banque et le dirigeant, leurs intérêts peuvent, dans certains états du monde, entrer en conflit. Le dirigeant pourrait être incité, en cas de détresse financière, à ne pas fournir tous les efforts nécessaires à la réussite de son projet. Anticipant cette éventualité, la banque pourrait refuser de financer le projet du dirigeant. On analyse alors le lien entre ces problèmes et le degré de clémence de la loi sur les défaillances d'entreprises. En effet, si une loi clémente permet d'éviter ex post la disparition de l'entreprise, elle risque, ex ante, de ne pas inciter suffisamment le dirigeant à fournir des efforts supplémentaires en cas de difficultés. Le degré de clémence de la loi influe sur la possibilité de parvenir à un règlement amiable des difficultés qui entraîne des gains d'efficience. En réalité, la loi optimale agit de manière à rétablir les incitations de la banque et du dirigeant à mettre en œuvre le projet ex ante et à conduire une renégociation en cas de difficultés, en rééquilibrant leurs chances de voir leurs intérëts respectés, dans l'éventualité d'une défaillance, par la décision de réorganisation ou de liquidation du juge ex post.

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Performances opérationnelles et boursières des introductions en Bourse : le cas français 1991-1995 - 15 June 2001

Sentis, Patrick

We investigate the short-run underpricing, the long-run performance and the operating performance of recent initial public offering firms in a sample of 61 French firms from 1991-1995. In accordance with the findings for others markets, the average initial returns for French initial public offering firms are significantly positive (9,2 %). However, contrary to American studies, we do not find significant underperformance compared with some major market indices (SBF 250, CAC 40, MIDCAC) and compared with matching firms (matching is done by industry and by market capitalization). Morever, a weak significant decline in operating performance subsequent to the initial public offering is found. In general, underpricing is unrelated to long-run performance neither to operating performance.

Les performances financières des entreprises françaises qui s'introduisent en bourse sont abordées par le biais de l'étude simultanée de la sous-évaluation, des performances boursières à long terme et des performances opérationnelles de ces entreprises. Un échantillon est constitué de 61 entreprises françaises introduites en bourse dans la période 1991-1995. Les rentabilités initiales calculées lors de l'introduction en bourse sont significativement positives (9,2 %), témoignant d'une sous-évaluation prononcée des entreprises de l'échantillon. Cependant, contrairement aux études américaines, les entreprises qui s'introduisent en bourse ne présentent pas significativement de performances anormales négatives à long terme par rapport aux principaux indices (SBF 250, CAC 40, MIDCAC) et par rapport aux entreprises de référence (l'échantillon de contrôle est constitué d'entreprises de capitalisation boursière et de secteur d'activité semblables à ceux des entreprises de l'échantillon initial). De plus, une baisse faiblement significative des performances opérationnelles après l'introduction en bourse est observée sur les entreprises de notre échantillon. En général, la sous-évaluation constatée initialement n'est pas reliée aux performances boursières à long terme ni même aux performances opérationnelles.

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